L’alternance prend de plus en plus d’importance pour les diplômes de niveau bac+3. De la licence universitaire au bachelor, la palette des formations s’étoffe alors que les clichés tombent les uns après les autres. Les jeunes sont ainsi un peu plus nombreux chaque année à opter pour ce type de cursus, et les entreprises jouent de mieux en mieux le jeu.

Bac+3 : la très forte tendance de l'alternance

L’université a été la première à miser sur l’alternance à bac+3. Depuis, elle a été rejointe par les écoles de commerce, d’ingénieurs ou d’autres spécialités. Toutes désormais ne cessent de développer cette formule, qui attire de plus en plus les étudiants.

Quant aux profils des intéressés, ils sont aussi divers et variés que les formations proposées. Ils se retrouvent cependant sur trois points : ils ne souhaitent pas s’engager dans des études trop longues, mais veulent décrocher un diplôme reconnu, acquérir une expérience professionnelle et être embauchés rapidement.

L’embarras du choix

Parmi les options possibles : l’université. Son point fort : la licence professionnelle, qui dure un an et est ouverte aux diplômés de bac+2. Elle propose un peu plus de 1 800 spécialités, que ce soit dans le domaine du commerce, de la banque, de la gestion des ressources humaines, des transports, de l’immobilier…

Si la vocation de ces licences professionnelles est l’insertion immédiate, les passerelles existent, et la poursuite d’études est envisagée par un nombre croissant d’étudiants.

La bonne cote de la licence pro

Précurseur au niveau de l’apprentissage, l’IUT Henri-Poincaré à Longwy (Meurthe-et-Moselle) propose la totalité de ses licences professionnelles à l’alternance. « À ce niveau de formation, l’apprentissage bénéficie d’une bonne image auprès des recruteurs. Ils signent des deux mains des partenariats avec les universités », constate Antoine Di Sano, directeur de l’établissement depuis 2008.

Marc a ainsi opté pour une licence professionnelle en alternance. « Après un BTS Assistant de gestion, j’ai souhaité rentrer dans le vif du sujet. […] J’ai immédiatement été impliqué dans la vie de l’entreprise. Cela m’a permis de ne pas être déboussolé lorsque j’ai décroché mon premier emploi », explique-t-il.

Le bachelor, l’autre solution

Christopher a décidé, lui, de s’orienter vers un bachelor en apprentissage dans le management. « Je suis issu de la filière classique : j’aurais pu poursuivre dans cette voie. Mais, en bifurquant dans l’apprentissage, je vais bénéficier de deux ans d’expérience, à la fois dans un bureau et sur le terrain. De cette manière, j’ai déjà beaucoup appris et j’apprends bien plus rapidement que les étudiants ayant opté pour une formation initiale », se félicite-t-il.

Une position confirmée par Guy Gascoin, le directeur de l’École atlantique de commerce (EAC), qui est rattachée au groupe Audencia. « De plus en plus d’étudiants optent pour un bachelor plutôt qu’une classe préparatoire. Derrière cette orientation se cache la volonté d’obtenir rapidement un diplôme où l’expérience de terrain s’équilibre avec les enseignements théoriques. Les étudiants sont en quête de sens, et ce type de diplôme permet une mise en pratique rapide des enseignements, notamment par les nombreux stages qui émaillent la formation ou l’alternance », souligne le directeur de l’École atlantique de commerce. Conséquence : les bachelors en alternance ont tendance à se multiplier depuis quelques années.

Des profils adaptés aux besoins des recruteurs

Les chefs d’entreprise sont désormais nombreux à affirmer que les bac+3 en alternance répondent très bien à leurs attentes. « Ils se révèlent effectivement particulièrement adaptés à nos besoins, car le contenu de la formation est régulièrement évalué et modifié si nécessaire. Nous avons en effet notre mot à dire. Il s’agit d’une véritable collaboration entre les branches professionnelles, les écoles comme les universités » souligne ainsi Pierre Petit, DRH dans une société de transport auvergnate.

Autre aspect, qui fait l’unanimité : les titulaires d’une licence professionnelle comme d’un bachelor sont immédiatement opérationnels. Les grands groupes ne s’y sont pas trompés, et ils font largement appel à ces diplômés. Les PME et les PMI offrent elles aussi de réelles opportunités, car ce sont ces sociétés qui embauchent le plus dans l’Hexagone !

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