L’alternance est possible dès la fin de la troisième, voire même en quatrième ! Ce peut être un choix gagnant et payant pour tous les jeunes souhaitant acquérir très tôt une expérience professionnelle, afin d’entrer rapidement et efficacement dans la vie active. Mais également une manière de s’épanouir dans l’apprentissage d’un métier !

L'alternance infra-bac - © goodluz - Fotolia

Acquérir un savoir-faire concret auprès de professionnels tout en préparant un diplôme : tel est l’objectif de l’apprentissage dès la fin de la troisième. Mais ce choix d’orientation doit être mûrement réfléchi : passer du statut d’élève à celui de salarié est à la fois motivant, déroutant et surtout exigeant. Il est donc très important de se renseigner sur le métier auquel on souhaite se former, et sur les différents diplômes permettant d’y accéder.

Dima : une autre manière d’apprendre

Donner une alternative aux élèves qui n’ont pas trouvé leur voie dans la formation générale, c’est la vocation du dispositif d’initiation aux métiers en alternance (Dima), notamment proposé dans les CFA, les lycées professionnels ou les maisons familiales et rurales (MFR). Il a remplacé l’apprentissage junior et les classes préparatoires à l’apprentissage (CPA) depuis la rentrée 2008, et est désormais l’unique dispositif de référence pour l’accueil des élèves souhaitant commencer un préapprentissage.

Le Dima s’adresse ainsi à des élèves volontaires, âgés de 15 ans à la date d’entrée dans la formation, et souhaitant découvrir un environnement professionnel en vue d’entrer en apprentissage. La formation dure alors une année scolaire, comportant à la fois des enseignements généraux, technologiques et pratiques, des visites en milieu professionnel ainsi que des stages d’initiation. Durant cette période, l’élève n’est pas rémunéré, mais il conserve son statut scolaire et les vacances qui vont avec.

À l’issu du Dima, les élèves peuvent signer un contrat d’apprentissage de deux ans pour préparer un CAP, ou de trois ans pour un bac professionnel. Ils peuvent également poursuivre leur formation, soit en retournant au collège, soit au lycée professionnel, pour y préparer un CAP ou un bac professionnel par la voie scolaire.

CAP : les fondamentaux d’un métier

Le CAP est accessible à partir de 16 ans, avec une dérogation possible avant cet âge pour les élèves qui ont validé leur troisième. L’ensemble des spécialités de ce diplôme, qui se prépare en deux ans, peuvent se réaliser en alternance. Le CAP permet ainsi de se former à une très large palette de métiers, allant du secteur des services au bâtiment, en passant par l’imprimerie ou la cuisine.

Le rythme de l’alternance dépend notamment de la formation : il peut être de trois semaines passées en entreprise et d’une semaine à l’école. Les cours sont aussi adaptés au cursus. En plus de l’enseignement technique, les élèves de CAP reçoivent des enseignements généralistes : mathématiques, français ou encore physique. De cette manière, ce diplôme permet aux étudiants de travailler immédiatement après son obtention, mais ils peuvent également poursuivre leurs études par un brevet ou un bac professionnel.

BP : approfondir ses connaissances

Le brevet professionnel (BP), diplôme de niveau bac obtenu à l’issue de deux années post-CAP, s’effectue principalement en apprentissage. Il s’agit d’une qualification professionnelle qui reconnaît la maîtrise des aptitudes d’un métier. En effet, si le CAP permet une entrée immédiate dans la vie active dans divers secteurs (BTP, hôtellerie, cuisine…), il n’est pas toujours suffisant. Obtenir un diplôme de niveau supérieur s’avère donc soit indispensable, soit appréciable en vue d’obtenir un poste, mais aussi un salaire plus élevé.

À noter également que, pour certaines professions, le brevet professionnel est de plus en plus nécessaire pour se mettre à son compte. C’est notamment le cas pour les fleuristes, les coiffeurs, les préparateurs en pharmacie ou encore les bouchers. « Ceux qui poursuivent sur un brevet professionnel à l’école de la boucherie ont davantage le projet de se mettre à leur compte », met ainsi en avant Patrick Paulmier, professeur à l’école professionnelle de la boucherie.

Bac pro : une voie revalorisée

Le baccalauréat professionnel s’effectue désormais en trois ans après la troisième, tout comme le bac général. Il propose désormais près de 80 spécialités différentes, dont la plupart peuvent s’effectuer en apprentissage. Si ce diplôme est prévu pour une insertion professionnelle rapide, rien n’empêche pour autant les jeunes de poursuivre vers un diplôme plus élevé.

À l’issue de cette formation, l’orientation la plus adaptée – en général – consiste à opter pour le BTS. D’autant que les élèves ayant obtenu une mention « bien » ou « très bien » pour ce diplôme bénéficient d’une admission de droit dans cette filière. Ce choix demande néanmoins un travail important et beaucoup de volonté de la part des élèves titulaires de ce diplôme…

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